ESTEIL
Eglise Saint Jean
L’édifice, ancienne église d'un prieuré de l’ordre de Fontevraud est fondé en 1151 après la donation que firent les milites de Châteauneuf-du-Drac.
La donation, faite en 1149 par Bertrand d’Esteil (ou Bertrand Drac, seigneur de Châteauneuf) et certains habitants à l’Ordre de Fontevraud, fut confirmée par Aimeric, évêque de Clermont-Ferrand.
En 1211, Sybille, fille d’un comte d’Auvergne, moniale à Esteil, fonda en Haute-Loire et à peu de distance d'Esteil, le prieuré de Sainte-Florine qui aidera considérablement Esteil par la suite. En 1750, le Monastère abritait une vingtaine de moniales.
L’église est datée de la fin du XIIème ou du début du XIIIème siècle, y compris son clocher-mur. Elle se compose d’une longue nef unique de cinq travées, rythmées de contreforts extérieurs, d’arcades latérales intérieures et d’un chevet plat. Les murs extérieurs sont remarquables par l’emploi de prismes basaltiques qui caractérise
l’essentiel des parements, à l’exception des encadrements, contreforts et corniches sur modillons à copeaux, construits en arkose. Des masques humains et des têtes animales sont sculptés sur certains modillons de la façade nord.
Le clocher-mur à deux niveaux de baies géminées, surmonté d’un fronton triangulaire, s’appuie sur l’unique arc-doubleau intérieur de la voûte. Au sud, les dispositions du cloître démoli sont encore très lisibles : même si les galeries ont disparu, subsistent en particulier les culots sculptés des croisées d’ogives du XVème siècle.
Pendant la Révolution, le prieuré est scindé en lots, vendus séparément en 1796. Un mur sépare alors en deux le vaisseau de l’église, formant d’un côté une grange, de l’autre l’église. Cette partition a perduré et il ne demeure jusqu'à nos jours au bénéfice du culte que la partie abritant l'autel.
L'église a été classée en 1922 aux Monuments Historiques. Elle a été incendié par les nazis le 14 août 1944.
Façade Sud
Passage entre l'église et le cloïtre
Mur Ouest