ISSOIRE

Eglise Saint Austremoine

L’abbaye d’Issoire aurait été fondée au VIIe s. autour du tombeau d’Austremoine, évangélisateur de l’Auvergne. Construite entre le XIe et le XIIe siècle, elle a subi des dégradations en 1575.

Classée en 1840, elle a fait l’objet d’importantes restaurations tout au long du XIXe siècle, dont la reprise du décor peint et sculpté par Anatole Dauvergne en 1857. Les dernières restaurations se sont déroulées en 2019.

L’église fait 68 m de long pour 32,50 m de large. Son plan reprend celui de la cathédrale romane de Clermont-Ferrand. En raison de ses grandes dimensions Saint-Austremoine peut être comparée aux grandes églises de pèlerinage comme Saint-Sernin de Toulouse ou Saint-Jacques de Compostelle. La différence principale réside dans la présence à Issoire d’une chapelle d’axe qui est de plan carré et dans ses murs de la croisée de chœur qui forment un socle au clocher comme les autres églises d’Auvergne.

La décoration est d’une grande diversité. L’extérieur joue à la fois sur les sculptures (signes du Zodiaque, bas-reliefs sur le côté nord), les volumes architecturaux et les couleurs des roches employées. La sobriété de la façade ouest contraste avec la magnificence du chevet.

La décoration de l’intérieur, malgré l’incendie de l’abbatiale lors des Guerres de religion, est une synthèse entre les sculptures romanes et les reprises par Anatole Dauvergne qui propose une interprétation des couleurs et des décors romans. La qualité des sculptures romanes, en particulier celles du Rond-Point transparaît avec des représentations de personnages suivant les modèles antiques.

La crypte-halle reprends le plan du chevet. Elle conserve un reliquaire émaillé du XIIe siècle ; à l’entrée de l’église, une remarquable fresque du XVe siècle représente le Jugement Dernier.

Chapiteaux du rond-point repris par Anatole Dauvergne

Vue de la crypte

Les Luxurieux en Enfer

L'Annonciation faite à Marie

La Balance, signe du zodiaque démonté du chevet

Vue du chœur 

Bras du transept