NONETTE-ORSONNETTE

Née de la fusion des communes de Nonette et Orsonnette ce sont deux églises romanes qui se trouvent désormais sur le territoire communal.

Eglise Saint Nicolas de Nonette

L’église Saint Nicolas est un édifice à nef unique que termine un chevet plat. L'église se compose d'un porche et de trois travées d'époque romane prolongées par deux travées du XIVe siècle. Cinq chapelles latérales ont été élevées de part et d'autre de la nef dans le courant du XVe siècle. 

Édifié sur une souche romane, le clocher actuel, remontant à 1895, s'inspire d'exemples régionaux.

Le portail occidental est l’un des éléments les plus intéressants, avec certains chapiteaux de la nef : il « est orné de voussures décorées de fleurons, d'animaux, de personnages, de monstres. Son tympan, sans doute remanié, montre un ange entouré d'un agneau portant une croix et d'une sirène »  (L'art roman dans le Puy-de-Dôme - Impressions romanes).

Chapelle latérale

La sculpture romane et imaginative, on trouve des animaux (serpents, tortues), des être fantastiques (sirènes et tritons) ou des décors végétaux. Le porche méridional donnant sur la place date du XVème siècle et est de style gothique flamboyant. Le porche occidental a été classé monument historique en 1976 et le bâtiment dans sa totalité en 2023.

L’église Saint-Nicolas renferme un mobilier intéressant notamment un devant d’autel, panneau en bois sculpté, peint et doré du XVIIIème siècle et une frise sculptée, élément d’un retable, en marbre de Nonette, datant du début du XVIème siècle, tous les deux inscrits à l’inventaire des monuments historiques en 1976 et 1975. 

Devant d'autel

Frise sculptée en marbre de Nonette

Le Beau Dieu

L’objet le plus remarquable est le Beau Dieu (buste en marbre de Nonette) qui aurait été commandé par Jean du Berry en 1387 au sculpteur André Beauneveu. Le buste décapité était situé au pignon de la Ganivelle (porche d’entrée) jusqu’en 1897. Il a été lui aussi inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, mais en 1903.

Eglise Sainte Madeleine d'Orsonnette

Sainte-Madeleine d’Orsonnette est un petit édifice roman du XIIe siècle. Son aspect extérieur avec ses ouvertures étroites, son clocher-mur à fronton et sa galonnière, la rapproche de l’architecture des églises méridionales.

Elle est constituée par une nef unique de deux travées voûtées en berceau suivie d’un transept non débordant voûté d’arêtes et d’un chœur demi-circulaire coiffé d’un cul-de-four (voûte formée d'une demi-coupole : quart de sphère). 

Son décor a été fortement transformé au XIXe siècle, notamment le retable du maître-autel. Plusieurs décors peints sont superposés, la première couche correspond à l’époque médiévale, mais lors de la pose des enduits peints les plus récents, d’importantes surfaces ont été cimentées, spécialement sur les colonnes engagées de la nef. 

Protégée par une charpente moderne, l’unique porte, située à l’ouest se trouve en contrebas de la rue. On observe des traces de peintures murales qui sont visibles sur le tympan.

L’église d’Orsonnette est remarquable par la qualité des sculptures de son portail et de la corniche de l’abside avec ses modillons sculptés de têtes humaines ou d’animaux.

L’ensemble a été classé au titre des Monuments Historiques en  1907.