ESPIRAT
Eglise Saint Julien
Attestée dés 978, elle devait être à l'origine la chapelle du château. Plus tard, elle fut remplacée par un édifice roman.
Affilié à Cluny, l’église présente une base du XIIème siècle auquel ont été ajoutés, au XVème siècle, deux bas-côtés voûtés sur croisées d’ogives.Dans les textes, l'église Saint Julien est attestée par les textes en 1124.
A l’extérieur, le mur-pignon de l'église est percé en son centre d'un portail permettant l'accès à l'édifice. Il est lui-même surmonté d'une baie. Deux contreforts épaulent la façade, de part et d'autre des deux éléments centraux décrits précédemment. L'ensemble de l'édifice est couvert d'un toit à double pente. La tour clocher prend place sur le toit, percée de baies géminées cintrées et munies d'abat-sons. Sa flèche est couronnée d'une croix faîtière.
A l’intérieur, la courte nef à deux travées de l'édifice est construite sur un unique niveau de grandes arcades et est voûtée en berceau. Les bas-cotés sont, pour leur part, voûtés en croisée d'ogives. A la croisée du transept se trouve une coupole : sous la coupole se trouve un étage intermédiaire en forme de faux triforium avec certaines arcatures festonnées. Cette coupole a la particularité de reposer sur une double trompe. Elle présente un intéressant panel de chapiteaux sculptés qui la rapproche du sculpteur de Notre Dame du Port.
Le clocher actuel date du XIXème siècle. En effet, en 1794, le clocher de l'église fut détruit sur ordre de Couthon en même temps que beaucou de clochers auvergnats.
L'église est classée Monument Historique par un arrêté du 8 février 1826.
L’église possède des vitraux contemporains de Mauméjean et frères. Tombée dans l’oubli en quelques décennies, la firme Mauméjean a pourtant fait partie des principales manufactures de vitraux et mosaïques des années 1920 aux années 1950. Mauméjean est la signature en nom collectif de maîtres-verriers et mosaïstes, dont les activités se déroulent, dans leurs ateliers, sur trois générations.
L'église est comprise dans un fort villageois. Pendant la période médiévale, la multiplication des systèmes défensifs de type divers (Basse-Cour du château, Réduits fortifiés, Enceintes villageoises) a eu pour résultat de créer, au centre de nombreux villages, un noyau aux maisons serrées, séparées par des ruelles étroites de manière à ne pas perdre de place et à permettre au plus grand nombre de personnes possible d'y trouver un refuge. A l'époque moderne, le fort perd sa vocation défensive première. des aménagements importants lui donnent une spécialisation agricole et viticole. Les quartiers fortifiés de ce type, constituent encore aujourd'hui un trait caractéristique de nombreux bourgs auvergnats.
Le fort a conservé son donjon. IL se trouve à l’angle nord-est et il est l'un des trois donjons de type place forte conservé dans la région, avec ceux de Montpeyroux et de La Sauvetat. L’ouvrage se présente comme une tour cylindrique dont la base est à plusieurs mètres au-dessus du sol. Un pont-levis ou une galerie mobile donnait accès à l’étage. Les têtes de poutres étaient reçues dans trois trous carrés encore apparents sous la base de la porte plein cintre, à tympan formé d’une seule pierre taillée et unie, soutenue par deux corbelets et posés légèrement en retrait. Le donjon a été découronné et rasé à hauteur du second étage. Les voûtes du rez-de-chaussée et du premier étage ont été démolies. Il ne reste que des vestiges de l’escalier primitif reliant le premier étage au couronnement. Le donjon est percé de petites ouvertures (archère, meurtrière). Il a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en1963.